Biographie

Le duo Brigitte revient avec un 3ème album, après plus de 400 000 albums vendus et une tournée en France et dans le monde de plus de 170 dates pour “A bouche que veux-tu”.

On les connaissait Barbarella acidulées, divas du disco ou encore louves guerrières, et nous les retrouvons aujourd’hui pour un album plus protéiforme que jamais. Et pourtant jamais aussi entier et collé à leur peau. Et pour cause, cet album s’est écrit sur une année. Une année pendant laquelle Sylvie était sous le beau ciel délavé d’un Paris en urgence de réapprendre la fête plus que jamais, et Aurélie dans les collines sauvages de Los Angeles résonnant aux hululements des coyotes. Si les filles se sont follement manquées à cet autre bout du monde, ont subi la frustration de ne pas partager au jour le jour, elles ne se sont pourtant jamais autant retrouvées.

Alors, fini la gémellité. Aurélie et Sylvie sont aujourd’hui plus unies que jamais dans leurs différences, et nous montrent sans fard leurs visages de femmes ancrées, contraires, et complémentaires.

Le velours grave d’Aurélie se mêle au timbre plus clair que jamais de Sylvie. Elles jouent de l’alliage du cristal minéral et du rauque capiteux. Le piano a fait son entrée dans cet album, comme un nouveau frère doux permettant au duo de s’essayer à toute une gamme nouvelle et ronde, parfois mélancolique comme une nuit de lune pâle, parfois joyeuse et piquante comme une fin d’après-midi dans le Bayou.

Enregistré entre Los Angeles et Paris dans les Studio Henson où les fantômes de Carole King et Joni Mitchell errent, “Nues” a été réalisé par Brigitte et Marlon b.

On y croise nos pères, nos pairs, nos sœurs, nos intimes étrangers, nos alliés, nos idoles, nos amours pour l’histoire, nos amours pour la vie, et nos filles tant aimées. Puissante et prête à exploser à tout moment, Brigitte ne s’est jamais montrée si forte et fragile à la fois. Un battement d’aile de papillon en guise de ventricule sous le cuir tanné de la peau.

 

Grandes sœurs idéales, les filles affrontent leurs plus grandes blessures dans des textes sobres à la simplicité comme un uppercut à l’estomac. Ici, on ne ment pas.

Brigitte nous dit qu’on peut avoir confiance, qu’elle nous aime, et qu’elle nous aimera. Brigitte prône la sororité et l’amour de ses sœurs petites ou grandes. Brigitte invente des comptines anciennes pour sa progéniture au clair d’une sonate au piano, fait son générique de super héros du destin tragique d’une muse magistrale enfermée chez les fous, s’agace de son amour pour son Paris chéri. Brigitte ondule comme un Bob Fosse en comptant ses insomnies au rythme de moutons flingués à l’abattoir, ou attend, les larmes cousues, qu’il conjure sa blonde en Mustang pour rentrer enfin à la maison.

De la douceur d’Eve enveloppante aux griffes abîmées d’une Lilith au cœur brisé, du doux lyrisme de la harpe au mercure menaçant des cuivres comme des chants de sorcières babyloniennes, tous les instruments sont organiques.

Brigitte caresse, console, fait son vaudou et ne peut s’empêcher de mordre, Brigitte se raconte comme ce scorpion capable de se faire mal parce que c’est sa nature.

Tantôt Circée magicienne toute puissante, tantôt Salomé aux chevilles cerclées de bronze et esclave de son attente de celui qui ne reviendra peut-être pas, Brigitte nous prend par la main pour une odyssée, un voyage dans la psyché des femmes. Les oxymores chimériques y croisent les figures mythologiques joyeuses et puissantes. Marie Lavaud pose son visage dans le creux de l’épaule d’une mère aimante, une amoureuse boit du rock n’roll avec une tragique américaine des années 20, une toute jeune fille éperdue de son idole rencontre la femme au cœur moins blond qu’elle est devenue.

Brigitte, c’est un bel animal multiple aux promesses d’aventures. Comme elle a décidé de ne plus jamais se mentir, elle s’en fout, alors, Brigitte ne demande plus si tu l’aimes. Brigitte n’a plus peur de vous, Brigitte feule ses blessures sans honte et ronronne ses amours uniques et éternels, Brigitte se montre toute nue. Et jamais un album n’aura autant ressemblé à ses auteurs interprètes.